Ddr5 : la ram sous assaut des robots, les prix s'envolent
La pénurie de mémoire vive atteint un nouveau palier. Les revendeurs, armés d'algorithmes sophistiqués, déferlent sur le marché, spéculant sur la rareté de la DDR5 et laissant les consommateurs sur la touche.

Les bots, nouveaux prédateurs du marché de la mémoire
Selon une étude de DataDome, 6 sur 7 tentatives d'achat de mémoire DDR5 en ligne proviennent de robots. Une situation qui rappelle la crise des cartes graphiques en 2020, lorsque les mêmes mécanismes de bots avaient dévasté les stocks pendant la pandémie. Cette fois, le ciblage est la DDR5, et les conséquences sont tout aussi préoccupantes.
Ces robots, capables de scanner les sites de vente en ligne à une vitesse fulgurante – DataDome a quantifié l'activité d'un seul bot à 10 millions de scans de stock par heure – s'attaquent non seulement aux consommateurs, mais aussi aux fournisseurs industriels comme les fabricants de zócalo DIMM. Ils simulent même un comportement humain pour éviter d'être détectés, en limitant leur activité aux heures où les humains sont censés travailler.
La situation est grave. Gartner prédit la disparition des PC à moins de 500 euros d'ici 2028, une conséquence directe de cette crise de la RAM. Les prix, déjà triplés, continuent de grimper, alimentés par la spéculation des bots. Qui a besoin de mémoire vive dans les prochains mois ou années risque de devoir payer le prix fort – et de se contenter de ce qui est disponible.
La pression se fait sentir sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement, des fournisseurs de composants aux détaillants. L'équilibre est rompu. Ce n'est plus une simple rupture de stock, c'est une véritable guerre économique menée par des entités algorithmiques.
Le constat est sans appel : l'accès à la mémoire vive devient un privilège, et non un droit.
