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Díaz dénonce elon musk et amazon : «guerre du numérique» et exploitation des travailleurs»,n

Yolanda Díaz, la ministre espagnole du Travail, a ouvertement déclaré la guerre aux plateformes numériques qu'elle accuse de se substituer aux agences d'intérim, accusant notamment Elon Musk de transformer X en une plateforme de propagande et Amazon de surveiller ses employés.

La ministre dénonce une «guerre du numérique» menée par elon musk et donald trump

La ministre dénonce une «guerre du numérique» menée par elon musk et donald trump

Lors d'une conférence sur le travail à l'ère des algorithmes, la ministre Díaz a pointé du doigt l'influence grandissante des géants du numérique, soulignant que cette «guerre» ne se limite pas aux armes conventionnelles. Elle a directement visé Elon Musk, critiquant sa gestion de Twitter (désormais X) après son acquisition pour 44 milliards de dollars. «Il a immédiatement licencié 80% du personnel et supprimé les mécanismes de modération, transformant X en un haut-parleur de l'extrême droite mondiale», a-t-elle affirmé. La ministre insiste sur le fait que cette transformation ne relève plus d'une simple évolution technologique, mais d'un projet dangereux et profondément antidémocratique, visant selon elle la liberté de manipulation et de mensonge.

La critique de Díaz ne s'arrête pas à Elon Musk. Elle s'étend à Donald Trump et à ses conseillers, accusés de remodeler l'ordre multilatéral sans contrepoids, sans démocratie, sans régulation et sans syndicats, profitant du pouvoir démocratique des organisations syndicales.

Amazon a également été vivement critiquée. La ministre a dénoncé un système algorithmique qui mesure les déplacements des employés, jusqu'à la durée des pauses toilettes ou la vitesse de déplacement. «Ils mesurent combien de temps leurs employés passent aux toilettes, combien de boîtes ils déplacent à l'heure, à quelle vitesse ils se déplacent…», a-t-elle déclaré, affirmant que bien qu'Amazon puisse nier, les faits sont avérés. Díaz a souligné les conséquences néfastes de ces pratiques sur la santé des employés, évoquant une augmentation des maladies professionnelles.

«On dirait qu'Amazon se moque de nous», a-t-elle ironiquement déclaré. La ministre a souligné que les syndicats, par leur pouvoir démocratique, sont perçus comme un obstacle à ces projets de domination numérique. «Ils veulent une liberté de manipuler et de mentir», a-t-elle conclu, dénonçant un changement d'ordre mondial orchestré par ces acteurs du numérique, sans respect pour les droits des travailleurs ni pour les valeurs démocratiques.

Cette déclaration marque une escalade dans le débat sur la régulation des plateformes numériques et leur impact sur le monde du travail. La ministre Díaz appelle à une intervention plus forte de l'Inspection du Travail face à ces pratiques qu'elle juge déloyales et préjudiciables. La question de la souveraineté numérique et de la protection des droits des travailleurs dans l'ère algorithmique est désormais au cœur des préoccupations politiques.

La ministre a annoncé que l'Inspection du Travail serait renforcée pour enquêter sur les pratiques des plateformes numériques, et a appelé à une coopération internationale pour lutter contre ces abus. «Il faut agir ensemble pour protéger les droits des travailleurs et garantir un avenir du travail plus juste et plus équitable», a-t-elle insisté.

La réaction d'Amazon n'a pas tardé. L'entreprise a publié un communiqué dans lequel elle conteste les affirmations de la ministre, affirmant que ses systèmes de suivi visent à améliorer la sécurité et l'efficacité des opérations.

Les propos de Yolanda Díaz résonnent dans un contexte de tensions croissantes entre les gouvernements et les géants du numérique. De nombreuses questions se posent sur la régulation des plateformes, la protection des données personnelles et la lutte contre les abus de pouvoir.

La ministre a rappelé que le travail n'est pas une marchandise et que les travailleurs ont droit au respect et à la dignité. «Il faut que la Technologie serve l'humain, et non l'inverse», a-t-elle conclu, soulignant que l'avenir du travail est en jeu.