Espagne : le décalage horaire persiste, malgré les vœux d'abandon

La date est tombée. Le 28 au 29 mars 2026, les horloges espagnoles se réguleront une fois de plus, gagnant une heure. Un rituel annuel, mais un débat qui ne s'éteint pas. La question reste : quand l'Espagne abandonnera-t-elle ce ballet chronométré ?

Le changement d

Le changement d'heure, une tradition contestée

Le Boletín Oficial del Estado a officialisé la date, mais l'opposition au changement d'heure est plus forte que jamais. Depuis des années, une partie de la population espagnole réclame son abolition. La Commission européenne avait même voté en faveur de son élimination en 2019, mais la question s'est retrouvée bloquée, les États membres n'arrivant pas à s'accorder sur un régime permanent (été ou hiver).

La logique européenne est la clé. L'Espagne est tenue de respecter la directive de l'UE qui impose deux changements d'heure par an. Une réforme qui, à ce jour, reste en suspens.

Le principal argument historique en faveur du changement d'heure était l'économie d'énergie, grâce aux heures supplémentaires de lumière. Mais les études récentes remettent en question cet avantage. L'impact réel est loin d'être aussi significatif qu'on le prétendait.

Il y a aussi une question de coordination. Une modification unilatérale des horaires en Espagne perturberait les échanges internationaux, les transports et la coopération commerciale.

Pour une véritable fin du changement d'heure, il faudrait que la Commission européenne relance les discussions, fixe un calendrier précis et convainque les 27 États membres de s'entendre. Un défi, comme le montre la difficulté rencontrée en 2019.

Pour l'instant, les horloges continueront leur danse annuelle, le 28 mars 2026, et l'avenir de ce rituel restera incertain. La date du 28 mars est confirmée, mais le débat continue.